
Association de sauvegarde
Collectif pour la Sauvegarde des Races Avicoles et Cunicoles Normandes
Berceau
Rouen, Seine-Maritime
Ancienneté
XIXème siècle
Présentation
L’histoire du canard de Rouen débute à la fin du XIXème siècle. Tête verte, collier blanc, miroirs bleus et crosses noires lustrées chez le mâle, plumage « Isabelle » et à l’arcade sourcilière bien marquée chez la femelle ; c’est le canard de référence. Reconnu et élevé dans de nombreux pays, ce bel animal sait faire la conquête des éleveurs tant par sa beauté que pour ses qualités gastronomiques.
La croissance du Rouen est impressionnante, le jeunes atteignent pratiquement la taille adulte à l’âge de deux mois, même si la masse n’arrive que plus tard.
Une production locale tournée vers la gastronomie se remet progressivement en place représentant un élément essentiel de la préservation de ce beau normand.
Originaire de Rouen, ce canard fut un temps supplanté à partir du XIXe siècle. C’est grâce au travail de René Garry qu’il fut réhabiliter.
Caractéristiques physiques
- Plumage : pour le canard, tête et cou verts avec collier blanc pur. Pour la canne, le dessous du bec, le devant du cou sont d’une nuance crème avec un plumage isabelle.
- Poids : 3 à 3,5 kg.
Atouts
- Rustique : s’adapte bien aux climats tempérés et à la vie en plein air.
- Bonne croissance : une croissance rapide, idéale pour la valorisation de sa viande.
- Comportement calme : facile à élever, sociable avec les autres animaux de basse-cour.
Produits
- Chair : viande fine, savoureuse, recherchée pour la gastronomie, notamment dans la filière traditionnelle du “canard au sang” (spécialité de la cuisine française).
Défi
Victime de l’industrialisation de l’élevage, le Canard de Rouen a été progressivement abandonné au profit de races dites plus productives.